Booba clash Squeezie, qui se retire de la tribune de l’UMICC

squeezie booba

Les réseaux sociaux ont été animés ces derniers jours suite à la proposition de loi visant à encadrer l’activité des influenceurs. Près de 150 d’entre eux, dont des personnalités connues telles que Squeezie, Gotaga, Mcfly, Cyprien, Riadh ou encore Sananas, ont dénoncé cette proposition et appelé les députés à ne pas « casser leur business modèle ».

Cette tribune lancée par l’UMICC a suscité de nombreuses réactions, aussi bien positives que négatives, sur les réseaux sociaux. Certains ont salué la prise de position des influenceurs, tandis que d’autres ont critiqué leur opposition à une réglementation de leur activité. Le rappeur Booba est même intervenu, en critiquant les agissements de Squeezie.

Une loi pour encadrer les influenceurs et les créateurs de contenu

Le secteur de l’influence, qui regroupe les milliers d’influenceurs français, fait l’objet d’une réglementation proposée par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Cette nouvelle loi vise à remettre de l’ordre dans un secteur devenu « n’importe quoi » ces dernières années, notamment avec les « influ-voleurs » qui ternissent l’image des influenceurs.

Cependant, 150 stars du web, dont des streamers populaires sur Youtube et Twitch tels que Cyprien, Squeezie et Natoo, ont écrit une lettre sous la plume de l’UMICC au Journal du Dimanche pour s’opposer à cette loi. Ils craignent que les mêmes règles publicitaires que celles appliquées aux médias traditionnels ne mettent en danger leur activité, qui dépend beaucoup des partenariats avec des sponsors, tels que les marques de boissons énergisantes ou les fournisseurs de VPN.

Ces streamers ont souligné leur contribution à l’activité économique française, en créant des emplois grâce à leur influence et leur audience. Bien que les stars du web reconnaissent qu’il y a eu des abus dans le secteur de l’influence, ils estiment qu’une réglementation trop stricte pourrait entraver leur activité et leur capacité à soutenir des marques françaises.

Pour voir la Tribune des influenceurs qu’a signé Squeezie, voici le lien. 

Une tribune lancée par l’UMICC : pour protéger leur business ?

L’UMICC est une fédération professionnelle fraichement créée en début d’année, qui rassemble les acteurs du secteur de l’influence tels que les agences, les créateurs de contenu et les influenceurs. Sept agences ont formé cette structure. Selon les informations disponibles sur leur site web, l’objectif principal de cette fédération est « de défendre les intérêts des acteurs de l’influence et des créateurs de contenu », ainsi que de redonner « une image positive du secteur auprès du public et des médias ».

Cette création est aussi soutenue par Webedia, qui est connu pour embaucher de nombreux influenceurs, notamment Squeezie jusqu’en 2020. L’objectif de cette énorme structure serait-il de peser dans les décisions politiques en agissant tel un lobby ? Ce qui peut soulever des questions quant à la réelle motivation de la fédération.

L’UMICC veut peser dans les décisions politiques ? 

Autre question soulevée, on retrouve parmi les agences adhérentes à l’UMICC celle de Squeezie, Bumb, co-fondée avec Laurent Rumayor. Au sein de l’UMICC, on retrouve également différentes agences très proches des influenceurs qui font régulièrement des partenariats avec des marques du secteur mode et cosmétique :

  • Smile Conseil (Just Riadh, Alexandre Gigow, Boris Becker),
  • Follow (Danae Bessin, Paola, Mayadorable, Kleofina),
  • Point d’Orgue, dont la CEO Carine Fernandez est présidente de l’UMICC (Malicia et Salva, Noholito, Lisa Papz, Enjoy Phoenix),
  • Ou encore d’autres agences qui mettent en relation les marques avec les influenceurs comme Reech, Spoutnik ou encore Influence4You.

Bien que la création de l’UMICC puisse être perçue comme une initiative positive, il reste à voir si la fédération pourra mettre en œuvre ses missions de manière responsable et efficace, sans que l’objectif principal ne soit uniquement de défendre ses intérêts financiers.

Lire également : 
– Twitch Leak : Le salaire de Squeezie, Gotaga et Inox dévoilé

Squeezie clashé par Booba, se retire de la tribune

La tribune publiée récemment a suscité un fort engouement médiatique, notamment en raison de la participation de certaines personnalités publiques, dont Squeezie, qui a particulièrement fait parler de lui.

Bien qu’ayant initialement signé la tribune, le célèbre streamer a pris ses distances en affirmant sur Twitter qu’il ne la soutenait plus, car il ne l’avait pas lu… Il explique sa démarche dans ce tweet. Les autres streamers n’ont pour l’instant pas réagit et ne se sont pas désengagés de cette tribune.

Concernant Squeezie, Booba n’a pas manqué de lui apporter une réponse :

Cette controverse a débuté avec les critiques du rappeur Booba, qui s’en est violemment pris à Squeezie pour avoir signé cette tribune. En effet, Booba n’était pas satisfait de ne pas être le seul à dénoncer les influenceurs, qu’il appelle les « influvoleurs », et que les streameurs ne le soutiennent pas. Il a également critiqué les streamers pour leur plainte à propos d’une nouvelle loi censée lutter contre les influvoleurs, durant une période de tensions liées à la réforme des retraites. Booba se bat depuis plusieurs mois contre les influvoleurs et Magali Berdah, et son combat commence à porter ses fruits.

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Les streamers déconnectés de la réalité ? 

Les streamers sont-ils uniquement préoccupés par leur activité commerciale ? Alors que la France est en grève et que de nombreux jeunes manifestent pour les retraites et le climat, certains ont critiqué la tribune publiée par les streamers, qui semble avant tout protéger leur business. Squeezie, ayant compris que cela ne serait pas bien perçu par les internautes, a donc décidé de se retirer de cette tribune.

Sur Twitter, Squeezie a rapidement été la cible d’invectives. De nombreux internautes ont exprimé leur surprise quant à sa signature sans avoir lu la tribune. Certains ont même publié des tweets sarcastiques, comparant sa signature à la validation d’un chèque sans en connaître le montant.

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– Qui est le streamer Billy, aka Rebeudeter ? Voici son portrait

La réglementation des influenceurs et créateurs de contenu

Cette affaire soulève des questions fondamentales concernant la réglementation des influenceurs, un secteur en pleine croissance mais encore mal défini sur le plan juridique. Bien que la plupart des influenceurs et des streamers exercent leur activité de manière responsable et éthique, certains dérives ont été constatées, notamment en ce qui concerne la publicité cachée ou les contenus problématiques. Il n’est pas rare de voir des influenceurs faire la promotion de paris sportifs ou se proclamer experts en trading alors qu’ils ne sont pas compétents.

Les influvoleurs dans le viseur de la justice

Le problème est que de nombreux jeunes, cherchant à s’enrichir rapidement sans travailler, ont été victimes de ces pratiques frauduleuses et de la vente de formations peu fiables. Booba a été utile pour dénoncer ces pratiques. Combien de jeunes ont perdu beaucoup d’argent en raison de ces influvoleurs ?

La proposition de loi actuelle vise à renforcer la réglementation de ces pratiques en exigeant une plus grande transparence en ce qui concerne les partenariats commerciaux des influenceurs. Cependant, il reste à voir si cette proposition sera adoptée et si elle permettra de trouver un équilibre entre la protection des consommateurs et la liberté d’expression des influenceurs.

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1 réflexion sur “Booba clash Squeezie, qui se retire de la tribune de l’UMICC”

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