Quatre pays viennent de déclarer forfait pour l’Eurovision 2026 après l’annonce officielle de la participation d’Israël. Un boycott massif qui fait trembler le concours et relance le débat sur la politisation de l’événement.
En bref
- Quatre pays confirment leur boycott de l’Eurovision 2026
- Pays-Bas, Espagne, Irlande et Slovénie refusent de concourir à l’Eurovision 2026 tant qu’Israël est présent
- Motif principal : la guerre à Gaza et les accusations de « double standard » de l’UER
- L’Eurovision n’avait jamais connu un boycott collectif d’une telle ampleur
- D’autres pays (Suède, Finlande, Norvège…) sous pression de leurs opinions publiques
Ces pays optent pour un boycott de l’Eurovision
L’Eurovision 2026 fait face au boycott de quatre pays. L’Union européenne de radio-télévision (UER) a confirmé la semaine dernière qu’Israël participerait bien à l’édition 2026, organisée en Suisse.
Réponse immédiate : les télévisions publiques néerlandaise (AVROTROS), espagnole (RTVE), irlandaise (RTÉ) et slovène (RTV SLO) ont annoncé qu’elles ne participeraient pas. Un boycott coordonné, inédit par son ampleur, qui dépasse largement les protestations isolées de 2025.
Pourquoi ce boycott de l’Eurovision 2026 ? Ces pays dénoncent l’hypocrisie de l’UER, qui avait exclu la Russie en 2022 pour l’invasion de l’Ukraine mais maintient Israël malgré les plus de 40 000 morts à Gaza selon les autorités palestiniennes.
Les raisons officielles du boycott de l’Eurovision 2026
Les quatre diffuseurs parlent d’une « décision morale » pour justifier le boycott de l’Eurovision. Le Néerlandais Joost Klein, disqualifié en 2024 pour une altercation avec une camerawoman israélienne, reste un symbole fort aux Pays-Bas.
En Espagne et en Irlande, pays historiquement solidaires de la cause palestinienne, la pression populaire a été décisive. La Slovénie, plus discrète, suit le mouvement pour « cohérence éthique ».
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Un précédent dangereux pour l’UER
En 2022, l’exclusion rapide de la Russie avait été saluée. Aujourd’hui, refuser la même sanction à Israël fracture le concours. Plusieurs artistes et fans appellent déjà à un boycott total des téléspectateurs en 2026. L’audience, déjà en baisse dans plusieurs pays nordiques, risque de plonger.
Et les autres pays ? Suède, Finlande, Islande et Norvège hésitent encore mais leurs artistes reçoivent des milliers de pétitions. La Suisse, hôte de l’édition, se retrouve dans une position délicate : accueillir Israël ou risquer l’effondrement de l’événement.
Avec quatre absents confirmés et d’éventuels suivants, l’Eurovision 2026 pourrait devenir l’édition la plus clivante de son histoire. L’UER va-t-elle céder et exclure Israël au dernier moment ?

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















