Le braquage de neuf bijoux inestimables au Louvre a choqué le monde entier. Mais une entreprise allemande en a tiré un coup de pub osé pour son monte-charge utilisé pour l’opération, avec un slogan qui divise : « Quand il faut faire vite ».
En bref
- Quatre voleurs cagoulés dérobent 88 millions d’euros de bijoux impériaux en pleine journée au musée du Louvre.
- Le monte-charge volé, un Böcker Agilo, a permis de grimper silencieusement jusqu’au premier étage pour le braquage.
- L’entreprise Böcker poste une photo du monte-charge accroché à la fenêtre du Louvre sur les réseaux sociaux et vante sa machine pour « transporter 400 kg de trésors à 42 m/min ».
- Vendu à un loueur parisien, l’appareil est dérobé lors d’une démo ; le patron assume l’humour « sans victimes ».
- Acte « condamnable » mais opportunité pour booster la visibilité de cette PME de Dortmund.
Le 19 octobre 2025, des voleurs masqués escaladent la façade du Louvre en plein midi avec un monte-charge, pour s’emparer de joyaux napoléoniens inestimables : broches, diadèmes et colliers sertis de diamants et de perles rares.
Ce vol spectaculaire, qualifié de « braquage du siècle » par les médias a été réussi grâce à un monte-charge du fabricant allemand Böcker, une PME familiale de Werne, près de Dortmund. Plutôt que de se cacher, l’entreprise saute sur l’occasion pour une campagne virale.
Le braquage du Louvre a réussi grâce au monte-charge
Dimanche midi, sous un ciel clair, quatre complices en tenue sombre garent un utilitaire banal près du Louvre. À 12h15 précises, le monte-charge se déploie : 8 mètres de hauteur, ascension fluide jusqu’à une fenêtre de la galerie Apollon.
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En trois minutes, ils fracturent la vitrine, empochent neuf pièces, dont un diamant Hope-like évalué à 30 millions d’euros et s’évanouissent dans la foule de touristes. Pas de violence, pas d’alarme immédiate. La police parle d’un « préjudice immense » de 88 millions.
Ce braquage, filmé par des passants, cumule déjà des millions de vues en ligne
Böcker fait la promotion de son monte-charge
Fondée en 1957 par le grand-père d’Alexander Böcker, cette société de 150 salariés excelle dans les nacelles aériennes pour BTP et logistique. Le modèle de monte-charge Agilo, compact et électrique, est leur spécialité : silencieux comme un « murmure », il monte à 42 mètres par minute avec 400 kg à bord.
Vendu il y a trois ans à un loueur de la région parisienne, il est subtilisé lors d’une démonstration la semaine du vol. Les malfaiteurs effacent logos et plaques. Alerté par les images TV, Alexander, 42 ans, et son épouse reconnaissent l’engin. « Personne n’a été blessé, alors on y va avec humour », confie-t-il à l’AFP.
Mais mardi 21 octobre, sur Instagram, Facebook et LinkedIn : une photo AFP du monte-charge contre la pyramide inversée du Louvre, fait sensation. « Quand il faut faire vite : le Böcker Agilo transporte vos trésors en un clin d’œil. Fiable, discret, invincible. »
Les détails techniques de l’outil sont mis en avant. Alexander assume : « On profite de la notoriété du Louvre pour nous faire connaître. » Buzz immédiat : likes en cascade, partages. Mais les critiques sont aussi au rendez-vous « cynisme allemand » lit-on sur Twitter… Böcker rétorque : « Le vol est condamnable, mais l’humour désamorce.

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















