Jean-Luc Mélenchon refuse de condamner les perturbations d’un concert de l’orchestre israélien à la Philharmonie de Paris, priorité au « génocide » à Gaza.
En bref
- Des militants pro-palestiniens ont perturbé le concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël le 6 novembre en criant des slogans contre le gouvernement Netanyahu.
- Jean-Luc Mélenchon interrogé sur BFM TV lâche : « Je regrette surtout le génocide, plus que l’affaire de la Philharmonie. »
- Les perturbations sont qualifiées d’actes antisémites par des associations juives et des élus de droite.
Jeudi soir à la Philharmonie de Paris, des dizaines de militants brandissent des drapeaux palestiniens et scandent « Israël assassin », ont interrompu la prestation de l’Orchestre philharmonique d’Israël, dirigé par Lahav Shani. La direction de la salle a dû évacuer une partie du public, et le concert a repris dans une atmosphère tendue.
Jean-Luc Mélenchon donne priorité au génocide à Gaza
Les perturbateurs du concert israélien sont issus de collectifs pro-palestiniens. « Pas de culture avec les assassins », ont-ils scandé, forçant une interruption de près d’une heure du concert. La police est intervenue, mais sans arrestations massives.
Sur BFM TV, Jean-Luc Mélenchon, le leader insoumis n’a pas mâché ses mots. « On peut regretter ces incidents, mais moi, je regrette surtout le génocide », a-t-il déclaré, comme pour donner priorité à la situation humanitaire à Gaza avec ses plus de 40 000 morts selon les autorités locales.
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Jean-Luc Mélenchon accuse les médias de « deux poids, deux mesures » : pourquoi tant d’émoi pour un concert, et si peu pour les bombardements de Gaza, soutiennent les sympathisants du tribun.
La droite et le centre ont bondi. « Antisémitisme décomplexé », affirme Éric Ciotti, tandis que le Crif dénonce une « instrumentalisation du drame palestinien ». À gauche, les Verts et le PS appellent à la prudence et craignent un amalgame. Même au sein de LFI, des voix modérées s’inquiètent d’une dérive.
Les soutiens de Mélenchon y voient une cohérence : refuser la « normalisation » culturelle d’Israël tant que le cessez-le-feu n’est pas effectif.

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















