Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu frappe fort dès ses premiers jours à Matignon : il veut abolir les derniers avantages indus accordés aux anciens chefs de gouvernement. Une mesure symbolique pour juguler la dette, alors que les Français serrent la ceinture.
En bref
- Les 17 ex-Premiers ministres vivants coûtent 4,5 millions d’euros par an à l’État, dont 3 millions pour la protection.
- Un privilège « à vie » pour les anciens Premiers ministres, sans limite de temps ni de kilomètres.
- Un agent administratif pour 10 ans maximum, jusqu’à 67 ans, pour gérer leur agenda post-Matignon.
- Accordée sur décision du ministre de l’Intérieur aux ex-ministres exposés, au nom de la sécurité républicaine.
- Trois mois de salaire pour les anciens ministres, sauf s’ils reprennent un job rémunéré.
Nommé seulement le 13 septembre 2025, Sébastien Lecornu n’a pas perdu de temps. Dans une interview accordée à la presse régionale ce week-end, il a martelé : « On ne peut pas demander aux Français de faire des efforts si ceux qui sont à la tête de l’État n’en font pas. » Cette offensive contre les « privilèges à vie » vise les anciens Premiers ministres et ministres, dont les 17 vivants pèsent lourd sur le budget public.
Supprimer les avantages à vie des anciens Premiers ministres
Sébastien Lecornu veut supprimer les avantages à vie des anciens Premiers ministres. Les anciens Premiers ministres cumulent des aides généreuses.
Un décret de 2012 leur octroie un véhicule avec chauffeur, sans expiration tant qu’ils ne récupèrent pas un mandat équivalent. Résultat : 1,6 million d’euros annuels pour ces « conforts » seuls. Ajoutez un secrétariat particulier, un agent payé par l’État pour trier le courrier et organiser les rendez-vous , et le tableau s’alourdit.
Ces « avantages à vie » symbolisent pour beaucoup un scandale, alors que le déficit public frôle les 100 milliards d’euros au premier semestre 2025.
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Focus sur les anciens ministres : Moins, mais pas rien
Pour les simples ex-ministres, la donne est plus modeste. Une indemnité brute équivalente à leur salaire pendant trois mois, à condition de ne pas reprendre d’activité lucrative. Pas de voiture ni de bureau éternels.
Seule exception : la protection policière, décidée au cas par cas par le ministre de l’Intérieur pour les figures exposées comme les anciens gardes des Sceaux. Sébastien Lecornu cible ces reliquats, mais sans toucher les retraites, environ 10 000 euros mensuels pour un ex-ministre, cotisées comme pour tout haut fonctionnaire.
Lecornu à l’offensive : Symbolique ou réelle économie ?
Le Premier ministre l’assure : « La réforme, ce n’est pas toujours ‘pour les autres’. » Soutenu par Dominique de Villepin, qui plaide sur M6 pour « la suppression de toute forme de privilège », Sébastien Lecornu inscrit cette mesure dans un plan plus large de réduction du train de vie de l’État.
Économies attendues : plusieurs millions par an, peanuts face au gouffre budgétaire, mais un signal fort. Le Sénat avait déjà voté un amendement similaire en janvier. Reste à transformer l’essai au Parlement, où la gauche et l’extrême droite guettent.

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















