L’assassinat brutal de Charlie Kirk, icône conservatrice de 31 ans, a plongé les États-Unis dans un tourbillon de haine sur Internet. Un site anonyme, « Expose Charlie’s Murderers », cible désormais ceux qui ont osé jubiler de sa mort, ce qui déclenche licenciements et menaces.
En bref
- Charlie Kirk abattu d’une balle dans le cou le 10 septembre 2025 lors d’un meeting à l’université d’Utah Valley, ironiquement en plein débat sur la violence armée.
- Tyler Robinson, 22 ans, arrêté après deux jours de cavale ; des munitions gravées « Hé fasciste, attrape ça ! » révèlent une motivation antifasciste.
- « Expose Charlie’s Murderers » recueille 50 000 signalements pour doxxer et punir les « célébrants » de la mort de Kirk.
- Des enseignants et employés virés pour des posts jugés « insensibles », sous pression d’élus républicains et d’influenceurs d’extrême droite.
- Accusé de harceler, le site divise : outil de justice pour les uns, machine à vengeance pour les autres.
Charlie Kirk, fondateur de Turning Point USA et allié zélé de Donald Trump, a été abattu d’un tir précis au cou. Après la mort de Charlie KIrk, le site web anonyme : « Expose Charlie’s Murderers », lancé dans la foulée promet d' »exposer les meurtriers de Charlie ». Mais qui finance cette croisade ?
« Expose Charlie’s Murderers » ou l’art de venger sur Internet
Le site « Expose Charlie’s Murderers » (charliesmurderers.com) est né le 11 septembre. Anonymement enregistré, il se présente comme une « archive permanente » de « radicaux appelant à la violence ».
Les visiteurs soumettent des captures d’écran de posts X, Instagram ou Facebook qui ont célébré la mort de Charlie Kirk, des memes moqueurs aux « karma’s a bitch ».
Avec plus de 50 000 entrées promises, il filtre bientôt par localisation et métier, ce qui facilite les signalements aux employeurs. Soutenu par des figures comme Laura Loomer, influenceuse d’extrême droite, il n’hésite pas à publier noms, adresses et jobs… : « Pas du doxxing, juste de la transparence. »
Grace au site « Expose Charlie’s Murderers », de nombreux licenciements…
Des dizaines d’Américains paient le prix fort des signalements sur « Expose Charlie’s Murderers ». Une assistante dean de Middle Tennessee State University est virée pour un post sans « sympathie zéro » ; un pompier de Toledo suspendu pour un commentaire « référencé » à la mort de Kirk.
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La veuve de Charlie Kirk fait une promesse…
Des écoles de Floride enquêtent sur des profs, des hôpitaux et compagnies aériennes licencient sous la pression d’élus républicains comme la sénatrice Marsha Blackburn. Au-delà des États-Unis, une journaliste canadienne, Rachel Gilmore, voit son nom en tête de liste pour un tweet et subit de nombreuses menaces.
CNN qualifie cela de « campagne coordonnée », où le nom du site insinue déjà la culpabilité et pave la voie au harcèlement.
Le site pour punir les moqueurs de la mort de Kirk accusé de doxxing
Critiqué comme un « monument au doxxing » par El País, le site divise profondément. Pour ses défenseurs, il traque l’« incitation à la violence » dans un pays où 150 attentats politiques ont été recensés en 2025.
Ses détracteurs, dont des experts en liberté d’expression, y voient une violation flagrante du Premier Amendement. Ceux-ci rappellent une décision de 1987 qui protégent les propos anti-Réagan. Trump lui-même, sur Fox News, applaudit l’arrestation de Robinson et critique sévèrement la « gauche radicale ».
Erika Kirk, veuve de Charlie Kirk promet : « Vous n’imaginez pas le feu que vous avez allumé. » Pourtant, des voix modérées comme le gouverneur de l’Utah, Spencer Cox, invoquent les « meilleurs anges » de Lincoln pour apaiser les tensions.
L’assassinat de Charlie Kirk et l’essor de « Expose Charlie’s Murderers » est la conséquence d’une Amérique au bord du gouffre. Mais au-delà de la vengeance, où s’arrêtera cette spirale ?

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















