Leroy Merlin fait face à un boycott lancé par l’extrême droite après avoir retiré ses publicités d’un média accusé de haine raciste.
En bref
- Origine du clash : Leroy Merlin cède aux alertes de Sleeping Giants et retire ses pubs du site Frontières, média d’extrême droite, le 17 novembre 2025.
- Réaction en chaîne : L’extrême droite appelle au boycott massif, avec des notes Google effondrées à 1,5/5 et des devis annulés, comme un de 17 000 €.
- Impact économique : Des milliers d’internautes promettent de ne plus dépenser chez l’enseigne, touchant le groupe Mulliez (Auchan inclus).
Leroy Merlin victime de boycott. Tout commence le 17 novembre 2025, quand le collectif Sleeping Giants, connu pour traquer le financement de contenus haineux, alerte l’entreprise sur ses publicités automatiques diffusées sur Frontières.media, un site d’enquêtes et reportages estampillé extrême droite.
Accusé de xénophobie et d’islamophobie, ce média vend même des produits dérivés aux slogans controversés. Leroy Merlin réagit promptement : « Nous ne cautionnons en aucun cas les propos tenus sur cette plateforme », annonce-t-il sur X et a bloqué immédiatement les pubs.
Mais cette décision « woke », saluée par la gauche comme une victoire contre la haine, enflamme l’autre camp. Des influenceurs « patriotes », comme Julien Hamy ou Marsault, lancent l’offensive : annulations de commandes, faux avis négatifs, harcèlement en ligne. « Go woke, go broke », ironise un utilisateur en annulant 3 500 € de faïence.
Cette affaire n’est pas isolée : elle fait écho à un boycott ukrainien de 2022, quand Leroy Merlin fut accusé de financer l’invasion russe via ses magasins sur place.
Les racines de la polémique contre Leroy Merlin
Le boycott de Leroy Merlin s’inscrit dans une guerre entre « woke » et « anti-woke ». Sleeping Giants, actif depuis 2017, cible les annonceurs qui financent Breitbart ou Valeurs Actuelles qui sont classés Extrême-Droite. Après le retrait de leurs pubs de Frontières.media, la plateforme s’insurge.
Frontières crie à la censure et mobilise ses abonnés pour inonder Google Maps d’avis 1 étoile. Résultat : une chute spectaculaire des notes, de 4,5 à 1,5 en 48 heures.
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Réactions et impacts
Côté gauche, c’est triomphe : « Victoire contre l’extrême droite », jubile Yassin (LFI).
À droite, fureur : « Leroy Merlin cède au fascisme rouge », tonne un militant qui appelle à soutenir Frontières à travers des dons.
Économiquement, les annulations se multiplient, un internaute brandit une facture de 17 000 € rayée.
Mais Leroy Merlin, avec 8 milliards d’euros de CA annuel, pourra-t-il affronter ce boycott ?

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















