Raphaël Glucksmann a déclaré se sentir plus à l’aise à New York ou Berlin qu’en Picardie. Éric Zemmour a saisi la phrase au vol et l’a transformée en arme fatale : « En une phrase, vous avez dit que la France ne vous concernait pas. »
En bref
- Éric Zemmour : « Cette phrase vous résume parfaitement, monsieur Glucksmann »
- Raphael Glucksmann avait expliqué préférer l’énergie cosmopolite des grandes capitales à certaines villes de province
- Le polémiste y voit la preuve d’un mépris de classe et d’un déracinement total
- L’attaque arrive en pleine campagne pour les législatives anticipées 2026
- La gauche accuse Zemmour de récupérer une phrase sortie de son contexte
La phrase exacte de Raphaël Glucksmann date de 2023, dans une interview au Point : « Quand je vais à New York ou à Berlin, je me sens plus chez moi que lorsque je me rends en Picardie. » Il voulait illustrer son attachement aux grandes villes ouvertes sur le monde, pas dénigrer les Picards.
Mais dans le climat politique français de 2025, où l’identité et l’enracinement sont devenus des armes de combat quotidien, la nuance ne passe plus. Éric Zemmour, maître ès punchlines, a frappé fort et juste là où ça fait mal. Et vous, vous sentez-vous plus français à Paris qu’à Creil ou à Saint-Quentin ?
Éric Zemmour défend la Picardie face à Raphaël Glucksmann
Si en 2023, dire « Quand je vais à New York ou à Berlin, je me sens plus chez moi que lorsque je me rends en Picardie. » passait pour une provocation intellectuelle un peu snob, deux ans plus tard, après des années de crise identitaire, elle sonne comme une déclaration de guerre culturelle. Éric Zemmour n’e s’en est pas privé.
Raphaël Glucksmann, fils de philosophe, ancien conseiller de Saakachvili, habitué des plateaux parisiens et des manifestations pro-ukrainiennes, incarne pour beaucoup la gauche bobo déconnectée qui préfère les rooftop de Brooklyn aux bistrots de Compiègne.
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Éric Zemmour n’a eu besoin donc que de cette phrase pour clouer son adversaire : « Quand je vais à New York ou à Berlin, je me sens plus chez moi que lorsque je me rends en Picardie… cette phrase vous résume. » Le message, posté sur X, a dépassé les 4 millions de vues en 24 heures.
Stratégie classique du polémiste : reprendre les mots de l’adversaire, les sortir de leur contexte, et les retourner comme un poignard, pensent certains experts.
La gauche crie à la manipulation
Les proches de Glucksmann dénoncent une « récupération nauséabonde ». Mais le mal est fait : l’image du député européen « plus chez lui à l’étranger qu’en France profonde » colle désormais à la peau. Dans les sondages internes de Reconquête, la phrase est testée auprès des électeurs populaires : 78 % la jugent « choquante ».
Alors, Raphaël Glucksmann paiera-t-il cette phrase trop honnête ?

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















