La journaliste Caroline Fourest tire la sonnette d’alarme après l’élection surprise de Zohran Mamdani comme maire de New York. À 34 ans, ce socialiste pro-palestinien incarne-t-il une gauche radicale qui risque de fracturer la ville et de raviver les flammes trumpistes ?
En bref
- Zohran Mamdani, 34 ans, remporte la mairie avec près de 50 % des voix devant Andrew Cuomo.
- Fils d’immigrés ougandais, musulman, il est accusé de proximité avec les Frères musulmans et des mouvements pro-Hamas.
- « Caricature de la gauche radicale qui va faire le bonheur des trumpistes », lâche la directrice de Franc-Tireur, Caroline Fourest.
- De l’euphorie à gauche à l’effroi des modérés, l’élection divise l’Amérique post-Trump.
L’élection municipale de New York, le 4 novembre 2025, a couronné Zohran Mamdani, un jeune député du Queens devenu le plus jeune maire de la « Big Apple » depuis des décennies. Mais pour Caroline Fourest, essayiste et directrice de Franc-Tireur, cette « victoire historique » cache un piège : un leader dont les positions pro-palestiniennes et la proximité avec les islamistes radicaux pourraient galvaniser la droite extrême.
Qui est Zohran Mamdani, le nouveau maire de New York ?
Né en Ouganda d’une famille d’artistes exilés, Zohran Mamdani grandit à New York et s’engage tôt chez les Démocrates socialistes d’Amérique (DSA). Élu à l’Assemblée de l’État en 2020, il défend le gel des loyers, la santé gratuite et un cessez-le-feu à Gaza.
Son ascension rapide ? Une campagne sur TikTok, où il dénonce la « gentrification » et les inégalités. Mais ses détracteurs, comme Caroline Fourest, pointent ses liens avec Students for Justice in Palestine (SJP), accusé d’antisémitisme, et son refus de condamner explicitement le Hamas.
« Proche des mouvements fréristes », assure-t-elle, voyant en lui un risque pour la laïcité et la cohésion juive de la ville.
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Caroline Fourest critique Zohran Mamdani sur LCI
Sur LCI et X, Caroline Fourest ne mâche pas ses mots. « Méfiions-nous des apparences », martèle-t-elle dans « Fourest en liberté », elle qualifie Zohran Mamdani de « caricature » qui « réconcilie radicalité et réel » au seul bénéfice des trumpistes.
Pour elle, cette élection démontre la « misère de la polarisation » : choisir entre un extrémisme woke et un trumpisme revanchard. Son article dans Franc-Tireur, co-signé, alerte sur un maire qui pourrait « stopper les investissements israéliens » ou harceler les « sionistes ».
La Grosse Pomme, déjà fracturée par les tensions raciales et le coût de la vie, affronte un mandat risqué, note la journaliste. Mamdani promet de « défendre les Palestiniens » tout en luttant contre la pauvreté, mais ses idées comme réduire les budgets policiers, effraient les modérés.
À l’échelle nationale, cette victoire dope les progressistes face à Trump, mais Caroline Fourest y voit un boomerang : « La gauche dont rêve Trump ».
En somme, l’élection de Mamdani symbolise un basculement progressiste pour la Grande Pomme, mais des critiques comme celles de Fourest, alerte sur les mirages idéologiques.

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















