L’administration Trump lance une offensive militaire d’envergure baptisée « Southern Spear » pour éradiquer les réseaux de narco-terroristes en hémisphère occidental. Cette opération, annoncée ce 13 novembre, marque un virage musclé dans la lutte contre le trafic de drogue, avec des implications géopolitiques explosives.
En bref
- Ordre direct de Donald Trump, exécuté par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth pour « défendre la patrie ».
- Les « narco-terroristes » et flux de drogue vers les États-Unis, via l’Amérique latine.
- Dirigée par la Joint Task Force Southern Spear et le SouthCom, avec déploiement imminent de forces navales et aériennes.
- Protection de l’hémisphère ouest, au-delà des frontières américaines.
- Alliés et rivaux scrutent cette escalade, qui pourrait redessiner les alliances régionales.
Annoncée le 13 novembre par le Pentagone, l’opération Southern Spear répond à une urgence : le fentanyl et la cocaïne affluent toujours vers les rues américaines et alimentent une crise sanitaire et sécuritaire sans précédent.
Sous l’ère Trump 2.0, cette initiative s’inscrit dans une doctrine « America First » réaffirmée, où la sécurité intérieure prime sur les considérations diplomatiques.
L’opération Southern Spear : Les origines d’une offensive
L’escalade n’est pas un caprice. Depuis des années, les cartels mexicains et sud-américains, Sinaloa, Jalisco Nueva Generación, opèrent comme des empires transnationaux, corrompant États et sociétés. Le fentanyl, responsable de 100 000 morts annuels aux États-Unis, symbolise cette menace : crime organisé mâtiné de terrorisme.
Donald Trump, élu sur la promesse d’une frontière fermée, active ici un levier militaire inédit. Selon Hegseth, l’opération vise à « retirer les narco-terroristes de notre hémisphère ».
Mais est-ce suffisant pour briser des chaînes logistiques ancrées dans la pauvreté et la corruption locales ?
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Objectifs et moyens : Une machine de guerre high-tech
L’opération Southern Spear n’est pas une charge de cavalerie. Elle mobilise une task force interarmes sous l’égide du SouthCom, basé à Miami. Au menu : drones aériens et sous-marins pour traquer les sous-marins-cartels, navires sans équipage pour intercepter les cargaisons en mer des Caraïbes.
L’objectif ? Perturber les flux à la source, en Colombie, au Venezuela ou au Mexique.
Peter Hegseth promet une « défense de la patrie » proactive, avec des frappes ciblées contre les labs clandestins. Pas de boots on the ground massive, mais une présence « légère et letale ».

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















