Un hacker, « Neferpitou », a revendiqué le vol d’un téraoctet de données critiques de Naval Group, dévoilées sur le dark web. Une fuite qualifiée de « Waterloo » par certains analystes qui secoue la défense française.
En bref
- 1 To de données sensibles de Naval Group qui incluent codes sources et guides d’utilisation, publié sur le dark web.
- Le hacker a donné 72 heures à Naval Group pour réagir, avant de diffuser les données gratuitement, pas de rançon.
- Des systèmes critiques touchés tels que les codes du logiciel STORM pour sous-marins nucléaires et les systèmes de frégates FREMM et FDI compromis.
- Les experts écartent un hacker d’État, mais les motifs restent flous.
- Cette fuite pourrait fragiliser la sécurité nationale et les exportations françaises.
Le 23 juillet 2025, un hacker se faisant appeler « Neferpitou » a revendiqué une cyberattaque d’ampleur contre Naval Group, fleuron de la construction navale militaire française. Un téraoctet de données sensibles qui incluent le code source du logiciel STORM utilisé dans les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) et les systèmes de gestion des frégates FREMM, a été publié sur le dark web après un ultimatum de 72 heures sans réponse.
Neferpitou hacke Naval Group, mais aussi d’autres groupes
« Neferpitou » intrigue. Sans demander de rançon, il a diffusé les données pour prouver sa puissance. Les experts militaires écartent l’hypothèse d’un hacker d’État : possible règlement de comptes ? une action antimilitariste ? attaque de concurrents ? Son identité et ses motivations restent floues.
Le leak inclut le code source du logiciel STORM, essentiel aux SNA, le guide du système de gestion de combat (CMS) du SNLE Le Vigilant, et des documents sur les frégates FREMM et FDI.
Ces informations pourraient permettre à des adversaires d’exploiter des failles dans les systèmes français, ce qui menace la dissuasion nucléaire.
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Naval Group, Thales, Dassault et Safran touchés
Naval Group, Thales, Dassault et Safran sont en alerte, car interconnectés. L’absence de rançon pourrait être compris comme une attaque ont l’objectif est de nuire à la réputation de Naval Group, acteur clé des exportations militaires françaises.
L’entreprise dément une intrusion, mais la pression monte pour sécuriser ses systèmes.
Cette fuite pourrait éroder la confiance des partenaires internationaux, comme l’Australie ou l’Indonésie, et exposer des faiblesses à des puissances hostiles. Dans un contexte de rivalités géopolitiques, la cybersécurité devient un enjeu de souveraineté.
FAQ
Qui est « Neferpitou » ?
Un hacker anonyme, dont les motivations (antimilitarisme, concurrence, vengeance) restent inconnues.
Quelles données ont été volées ?
Codes sources (STORM, CMS), guides d’utilisation, documents techniques des frégates et sous-marins.
Pourquoi parle-t-on de « Waterloo numérique » ?
L’ampleur du leak (1 To) et sa sensibilité stratégique en font une crise sans précédent.
Naval Group a-t-il réagi ?
Oui, une enquête est en cours avec l’État, mais aucune intrusion n’est confirmée.
Quels risques pour la France ?
Perte de confiance des partenaires, failles exploitables par des adversaires et atteinte à la dissuasion nucléaire.

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