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ChatGPT nous rend vraiment plus bêtes : le cri d’alarme du sociologue Dominique Boullier

Et si l’outil censé nous rendre plus intelligents nous transformait en assistés cérébraux ? Le sociologue Dominique Boullier alerte : l’usage intensif de ChatGPT et des IA génératives pourrait provoquer une véritable érosion de nos capacités cognitives.

En bref

  • 1 jeune sur 2 utilise déjà l’IA pour rédiger ses devoirs ou mails pros
  • Baisse mesurable de la mémoire de travail chez les utilisateurs intensifs (études 2024-2025)
  • Perte de l’esprit critique : on délègue le raisonnement plus que la simple rédaction
  • Effet immédiat : les élèves exposés à ChatGPT résolvent moins bien des problèmes nouveaux sans aide
  • Dominique Boullier parle carrément d’« abêtissement assisté par algorithme »Introduction détaillée

Depuis son explosion fin 2022, ChatGPT est devenu le couteau suisse de millions de Français : devoirs, CV, mails, idées de cadeaux… Tout y passe. Mais derrière la facilité se cache un piège, selon Dominique Boullier, professeur émérite à Sciences Po et spécialiste des transformations cognitives à l’ère numérique.

Dans une tribune et plusieurs interventions récentes, il affirme que nous sommes en train de « sous-traiter notre intelligence » à des machines. Résultat ? Une génération qui pense moins, mémorise moins, et finit… moins performante.

ChatGPT rend bête ?

Des études récentes (Université de Stanford 2025) montrent que les étudiants qui utiisent l’IA plus de 3 fois par semaine présentent une baisse de 12 à 18 % de leur mémoire de travail à court terme. Pourquoi ? Parce qu’on ne retient plus : on copie-colle.

Quand l’IA propose trois solutions parfaites, on choisit au lieu de chercher. Résultat : on perd l’habitude de douter, de confronter, de construire soi-même un raisonnement. Boullier parle d’« atrophie de la fonction critique ».

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On connaît l’effet GPS : ceux qui l’utilisent tout le temps ont un hippocampe (zone de l’orientation spatiale) moins développé. Même mécanisme avec l’IA : moins on exerce son cerveau, plus il rétrécit littéralement ses capacités. Et demain ?

Certaines écoles américaines et suédoises interdisent déjà ChatGPT en classe. En France, des enseignants expérimentent le « zéro IA » une semaine par mois pour forcer le retour à la réflexion autonome. Effet mesurable : regain de créativité et de concentration.

L’IA nous rend plus rapides, c’est certain. Mais à quel prix pour notre intelligence profonde ? Allons-nous collectivement accepter de devenir les meilleurs prompts d’une machine… ou allons-nous réapprendre à penser par nous-mêmes avant qu’il ne soit trop tard ?

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