La présidente de l’Assemblée nationale hausse le ton : fini les photos moqueuses d’hémicycle désert ou de députés pris en flagrant à leur insu. Yaël Braun-Pivet veut protéger l’image du Palais-Bourbon… et remettre de l’ordre dans les rangs.
En bref
- L’Assemblée souvent montrée à moitié vide sur les réseaux
- Interdiction de photographier les députés sans leur accord pour du contenu politique
- Objectif : stopper la « stigmatisation » des absents
- Yaël Braun-Pivet agacée par les publications qui « abîment l’institution »
- Nouveau rappel au règlement envoyé à tous les députés cette semaine
Depuis des mois, les réseaux sociaux regorgent de clichés d’un hémicycle clairsemé, surtout lors des questions au gouvernement ou des débats du soir. Journalistes, collaborateurs et même certains députés s’amusent à publier ces images pour dénoncer l’absentéisme.
Résultat : des millions de vues et une Assemblée nationale qui passe pour un club de fantômes. Excédée, Yaël Braun-Pivet a tapé du poing sur le bureau cette semaine en adressant une note interne très claire aux 577 députés : stoppez immédiatement ces pratiques.
Yaël Braun-Pivet s’insurge contre une assemblée vide ?
L’image de l’institution est au plus bas dans les sondages. 71 % des Français estiment que les députés ne travaillent pas assez (Ifop 2025). Les photos d’hémicycle vide font le tour de TikTok et alimentent la colère populaire.
En plein contexte de défiance et à moins de deux ans des prochaines législatives, la majorité comme l’opposition craignent que ces images ne deviennent l’arme fatale des populistes.
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Plus de photos des travées vides publiées sur les réseaux par les députés eux-mêmes, interdiction formelle de prendre en photo un collègue à son insu pour le moquer ou le dénoncer. Les journalistes accrédités toujours autorisés à photographier l’hémicycle (mais pas les députés en particulier sans accord)
Sanctions possibles : rappel à l’ordre, voire exclusion temporaire en cas de récidive
Un coup d’épée dans l’eau ?
Beaucoup sourient jaune dans les couloirs. « Tout le monde a un smartphone, comment contrôler ? » confie une source proche du parlement. Les oppositions, elles, crient à la censure. « On nous interdit de montrer la vérité », s’insurge-t-on. Reste à savoir si cette mise au pas suffira à redorer le blason d’une institution déjà bien abîmée.

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















