La Tunisie hausse le ton contre la France en dénonçant un « meurtre injustifié » après qu’un Tunisien a été abattu par la police à Marseille.
En bref :
- La Tunisie a convoqué le chargé d’affaires français pour exprimer sa « vive protestation ».
- Un Tunisien de 35 ans, Abdelkader Dibi, a blessé cinq personnes au couteau avant d’être abattu.
- L’homme qui souffrait de troubles psychiatriques, n’était pas radicalisé, selon le procureur.
- Tunis exige une investigation « rapide et rigoureuse » de la France.
- Cette affaire pourrait tendre les relations entre Paris et Tunis.
Le 2 septembre 2025, un Tunisien de 35 ans, Abdelkader Dibi, est abattu par la police française à Marseille après avoir blessé cinq personnes lors d’une attaque au couteau dans le quartier animé de Belsunce. La Tunisie, choquée, qualifie cet acte de « meurtre injustifié » et convoque le chargé d’affaires français pour protester officiellement.
Abdelkader Dibi, auteur de l’attaque au couteau de Marseille
Le ministère tunisien des Affaires étrangères exige une enquête transparente et rapide, tandis que le président Kaïs Saïed ordonne le rapatriement du corps.
Tout a commencé mardi après-midi, quand Abdelkader Dibi, connu pour ses antécédents de violence et ses addictions, s’en prend à cinq personnes avec un couteau et une barre de fer. Selon le procureur Nicolas Bessone, l’attaque semble liée à un différend personnel, possiblement un loyer impayé.
Les policiers, menacés, tirent six fois, et touchent Abdelkader Dibi de cinq balles. Il décède sur place. L’absence de mobile terroriste est confirmée, mais le profil psychiatrique de l’assaillant complexifie l’affaire.
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La Tunisie dénonce un usage disproportionné de la force
Dès le lendemain de la mort d’Abdelkader Dibi, Tunis réagit avec vigueur. Le ministère des Affaires étrangères dénonce un usage disproportionné de la force et somme la France d’enquêter. Le chargé d’affaires français, convoqué en l’absence de l’ambassadrice, reçoit une protestation officielle.
Tunis promet de défendre les droits de la famille de Dibi et de suivre l’affaire de près, ce qui constitue une pression sur Paris.
FAQ :
1. Pourquoi la Tunisie parle-t-elle de « meurtre injustifié » ?
La Tunisie considère que l’usage de la force par la police française était disproportionné et qualifie la mort d’Abdelkader Dibi de « meurtre » tout en exigeant une enquête approfondie.
2. Qui était Abdelkader Dibi ?
Âgé de 35 ans, Dibi était un Tunisien en situation régulière en France, connu pour des troubles psychiatriques, des addictions et des antécédents de violence, notamment une condamnation en 2023.
3. Que risque cette affaire pour les relations franco-tunisiennes ?
Elle pourrait tendre les relations, déjà fragiles, en raison d’incidents passés et de sensibilités liées à l’immigration et à la sécurité.
4. Une enquête est-elle en cours ?
Oui, la France a ouvert une enquête pour clarifier les circonstances de l’intervention policière, comme exigé par la Tunisie.
5. Pourquoi cet incident est-il médiatisé ?
L’attaque, survenue dans un lieu public, et la réaction diplomatique de Tunis en font un sujet à fort enjeu bilatéral et médiatique.

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















