Jordan Bardella et le Rassemblement national refusent de soutenir la motion de destitution d’Emmanuel Macron portée par La France insoumise. Une décision qui révèle les calculs stratégiques du parti d’extrême droite en pleine crise politique.
En bref
Motion de destitution : La France insoumise (LFI) veut déposer une motion contre Macron le 23 septembre, invoquant l’article 68 de la Constitution.
Refus du RN : Jordan Bardella annonce que le RN ne soutiendra pas cette initiative, préférant une stratégie électorale.
Dissolution en vue ? : Le RN privilégie une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale pour retourner aux urnes.
Contexte tendu : La chute du gouvernement Bayrou après un vote de confiance raté accentue la crise politique.
Soutien populaire : Une pétition pour la destitution de Macron dépasse les 100 000 signatures, mais reste loin des 500 000 nécessaires.
Le Rassemblement national (RN), dirigé par Jordan Bardella, a clairement pris ses distances avec la motion de destitution contre Emmanuel Macron, proposée par LFI. Alors que la crise politique française s’intensifie, marquée par la chute du gouvernement Bayrou le 8 septembre 2025, le RN mise sur une autre stratégie : pousser pour une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale.
LFI veut la destitution d’Emmanuel Macron
LFI accuse Macron de « manquements graves » et justifie une destitution sous l’article 68. Cette procédure, rare et complexe, nécessite un large soutien parlementaire, difficile à obtenir dans une Assemblée sans majorité claire.
La pétition citoyenne pour la destitution, avec 124 529 signatures au 28 avril 2025, montre un mécontentement populaire, mais reste insuffisante pour peser réellement, il faut en effet 500 000 signatures pour espérer déclencher le processus de démission.
Masi LFI persiste, le parti d’extrême gauche voit dans cette initiative un moyen de galvaniser la gauche.
Voir également :
Le RN contre la destitution d’Emmanuel Macron
Jordan Bardella, fidèle à la ligne de Marine Le Pen, préfère éviter un combat incertain. Le RN appelle à une dissolution pour provoquer des élections anticipées, le parti espère capitaliser sur sa percée aux européennes de 2024.
« On ne peut pas tenir deux ans comme ça », a déclaré Bardella, insistant sur la nécessité de « retourner vers les Français ». Ce choix reflète un calcul pour le moins pragmatique : privilégier un scrutin populaire à une procédure parlementaire risquée.
Une crise politique sans fin en France
La chute de Bayrou, après celle de Barnier, montre l’impasse politique actuelle en France. Emmanuel Macron, qui rejette toute démission, doit nommer un nouveau Premier ministre dans un climat de défiance.
Le RN qui se désolidarise de LFI veut surtout éviter une alliance inconfortable avec la gauche, tout en se positionnant comme une alternative électorale.
En somme, le refus du RN de soutenir la destitution de Macron montre une opposition divisée où, chacun essaie de jouer ses propres cartes, alors que la crise s’éternise.
FAQ
1. Pourquoi LFI veut-elle destituer Macron ?
LFI invoque des « manquements graves » sous l’article 68, dénonçant la gestion de Macron et sa responsabilité dans la crise politique.
2. Pourquoi le RN refuse-t-il de soutenir LFI ?
Le RN préfère une dissolution pour des élections anticipées, évitant une alliance avec la gauche et un processus parlementaire incertain.
3. La destitution de Macron est-elle réaliste ?
Peu probable. La procédure exige un large consensus parlementaire, difficile à obtenir dans une Assemblée fragmentée.
4. Que veut le RN à la place ?
Une nouvelle dissolution de l’Assemblée pour organiser des élections législatives anticipées, espérant un succès électoral.
5. Quel est l’état de la crise politique en 2025 ?
Après la chute de deux gouvernements (Barnier et Bayrou), la France est dans une impasse, sans majorité claire à l’Assemblée.

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















