Le vice-président de la FCPE, Grégoire Ensel, soutient un amendement pour renommer les vacances de Noël et de la Toussaint, jugées trop ancrées dans la tradition catholique.
En bref
- Grégoire Ensel, vice-président FCPE, appelle à un « glissement sémantique » vers des noms neutres pour respecter la laïcité.
- L’amendement du syndicat Snuipp-FSU, adopté au Conseil supérieur de l’éducation, vise à remplacer ces appellations par « vacances d’automne » et « de fin d’année ».
- Le ministère de l’Éducation nationale rejette l’idée : « Pas un sujet, jamais envisagé ».
- L’UNI dénonce une « attaque aux racines chrétiennes » de la France et lance une pétition.
- En Belgique, des noms neutres coexistent avec les traditions entre parenthèses depuis 2013.
Ce projet est d’un amendement du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, présenté le 1er octobre au Conseil supérieur de l’éducation. Adopté à 44 voix contre 7, il estime que ces noms religieux n’ont « pas leur place » dans l’école laïque et rappelle la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État. Grégoire Ensel, de la FCPE, première fédération de parents d’élèves, y voit un symbole fort…
Historiquement, les « vacances de Pâques » sont devenues « de printemps » en 1974 pour la même raison.
Mais ce débat divise : tradition ou inclusivité ? Faut-il effacer ces repères culturels pour une laïcité stricte ?
Le Snuipp-FSU cible les vacances alignées sur des fêtes chrétiennes : Toussaint (1er-2 novembre) et Noël (fin décembre). Pour eux, ces termes imposent une référence religieuse dans un espace public qui doit rester neutre.
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Sur X, la proposition suscite des réactions vives, comme des appels à préserver l’héritage catholique.
L’UNI, syndicat étudiant de droite, fustige une « erreur gauchiste » qui efface l’histoire française. L’organisation profite pour lancer une pétition contre cette « attaque profonde aux racines ».
Des parents et élus, comme à l’Apel, défendent le patrimoine national.
D’autres y voient une perte de temps et prônent l’enseignement des traditions sans les imposer.
Pour Élisabeth Borne, ministre de l’Éducation, aucun changement n’est prévu, ces noms figurent toujours dans le calendrier officiel. Quand au CSE, son avis est consultatif, il vient d’être balayé par le ministère.

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















