Le rappeur Booba est placé sous contrôle judiciaire pour cyberharcèlement et injures aggravées contre deux journalistes, il risque deux ans de prison et 30 000 euros d’amende.
En bref
- Booba déféré le 9 septembre 2025 devant un magistrat parisien pour des faits graves de harcèlement sur Internet.
- Procès fixé au 3 décembre pour injures discriminatoires et cyberharcèlement aggravé visant Linh-Lan Dao et Tristan Mendès France.
- Caution de 10 000 euros exigée, plus interdiction totale de contact avec les victimes.
- Origine des faits : posts virulents sur X en janvier 2024, relayés par des centaines d’internautes.
- Avocats confiants : « Booba est serein et réserve ses explications au tribunal. »
En janvier 2024, Booba agacé par un article de fact-checking de la journaliste Linh-Lan Dao de Franceinfo, publie des messages injurieux pour moquer ses origines. Ce qui incité des centaines d’internautes à une vague de harcèlement contre la jeune journaliste. Placé sous contrôle judiciaire le 9 septembre, Booba doit désormais se taire face à ses victimes.
Booba sous contrôle judiciaire : ce qu’on lui reproche
Contre Linh-Lan Dao, Booba, qui vient d’être placé sous contrôle judiciaire, dénonçait un « fact-check biaisé » sur ses affaires, puis dérape : injures racistes sur ses origines asiatiques, suivies de « nezfaste » et d’emojis moqueurs. Résultat : une tempête de messages haineux contre la journaliste.
Pour Tristan Mendès France, c’est une photo accolée à celle de Francis Heaulme, le tueur en série, avec la légende « Il est né avant la honte ». Ces posts, vus par des millions contribuent au harcèlement que dénoncent ses victimes. La justice qualifie cela de « cyberharcèlement aggravé », un délit né de la loi contre les violences sur Internet.
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Le contrôle judiciaire : un bracelet invisible
Pas de détention provisoire, mais Booba est placé sous contrôle judiciaire. Interdiction formelle de contacter les plaignantes, sous peine d’aggravation. Caution de 10 000 euros à verser en 15 jours. Et obligation de pointer aux convocations.
Les avocats de Booba, Me Marie Roumiantseva et Gilles Vercken, minimisent : « Serein, il s’expliquera en audience. » Pourtant, ce n’est pas sa première alerte, rappelé à l’ordre en 2024 pour violation dans l’affaire Berdah. La chambre de presse du tribunal, spécialisée, tranchera le 3 décembre.
Foire aux questions
Qui sont les victimes dans cette affaire ?
Linh-Lan Dao, journaliste à Franceinfo, et Tristan Mendès France, essayiste spécialiste des cultures numériques.
Quels sont les faits exacts reprochés à Booba ?
Des posts injurieux et discriminatoires sur X en janvier 2024, incitant à un harcèlement massif.
Quelle est la peine encourue ?
Jusqu’à 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende pour cyberharcèlement aggravé et injures publiques.
Pourquoi un contrôle judiciaire et non la prison ?
Mesure intermédiaire pour éviter la détention provisoire, avec interdiction de contact et caution.
Y a-t-il d’autres affaires en cours contre Booba ?
Oui, mis en examen pour cyberharcèlement contre Magali Berdah depuis 2023.
Quand aura lieu le procès ?
Le 3 décembre 2025, devant une chambre spécialisée en droit de la presse.
Que disent les avocats de Booba ? Il est « parfaitement serein » et réserve ses explications au tribunal.

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















