À contre-courant des traditionnelles Bretonnes Pie Noir ou Normandes, c’est Biguine, une vache créole de Martinique, race menacée et symbole des outre-mer, qui représentera l’ensemble du monde agricole français l’an prochain.
En bref
- Biguine, vache de race Créole martiniquaise, mascotte officielle du SIA 2026
- Première fois qu’une race ultramarine est choisie en 60 ans d’histoire du Salon
- Symbole de la diversité des agricultures françaises et de la lutte contre l’oubli des outre-mer
- Race rustique, résistante à la chaleur et aux maladies, parfaitement adaptée au climat tropical
- Biguine succède à Imminence (2025) et met les Caraïbes sur le devant de la scène
Le Salon international de l’agriculture a fait le choix de Biguine pour sa mascotte. En désignant Biguine, une magnifique vache créole aux cornes en lyre et au pelage roux doré, le choix prend une dimension politique et symbolique.
Pour la première fois, les outre-mer ne seront plus relégués au fond du pavillon 4 : ils seront au cœur du ring, sous les projecteurs.
Biguine : La race renait au Salon international de l’agriculture
Biguine est la mascotte du Salon international de l’agriculture pour 2026. La race Créole, présente aux Antilles et en Guyane depuis le XVIIe siècle, a failli disparaître dans les années 80, car remplacée par des races européennes plus productives.
Grâce au travail acharné d’éleveurs passionnés, elle est aujourd’hui protégée et valorisée pour sa rusticité exceptionnelle.
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Martinique-Paris : le grand saut
Biguine, 6 ans, appartient à l’éleveur Jean-Claude Etilé, basé à Saint-Joseph (Martinique). Elle embarquera direction la métropole en février 2026 pour servir de mascotte au Salon international de l’agriculture. Habituée aux 30 °C, elle devra affronter le froid parisien… mais sa résistance légendaire devrait faire le reste.
Cent quatre-vingts ans après l’abolition de l’esclavage, choisir une vache issue des terres où des générations d’esclaves ont travaillé la canne n’est pas anodin. Le président du Salon international de l’agriculture, Jean-Luc Poulain, l’a dit sans détour : « Il était temps que les outre-mer prennent toute leur place. »
Biguine, mascotte de l’agriculture ultramarine
Biguine ne sera pas seulement une star de selfies. Elle portera les combats de l’agriculture ultramarine : prix du fret exorbitants, concurrence déloyale des importations, adaptation au changement climatique. Sa présence pourrait bien faire bouger les lignes.
En choisissant Biguine, le Salon de l’Agriculture 2026 fait un choix politique assumé : promouvoir l’agriculture ultramarine.

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















