La maire de Paris Anne Hidalgo a dépensé plus de 84 000 € d’argent public en vêtements de haute couture entre 2020 et 2024, sans oublier 125 000 € pour des voyages exotiques, dont un séjour tahitien à 60 000 € transformé en vacances privées.
En bref
- 84 000 € en shopping : Deux robes Dior à 6 320 €, un manteau Burberry à 3 067 €, une blouse à 1 120 €…
- L’enveloppe annuelle de 20 000 € est quasi intégralement utilisée.
- 125 000 € de déplacements : Voyages hors Paris de 2020 à 2023, incluant 60 000 € pour Tahiti et Nouvelle-Calédonie au nom des JO 2024.
- 30 000 € de hors-forfait : Facture téléphone explosive à Tahiti, due à un abonnement non compatible, payée par la Ville.
- Vacances incognito : Au lieu d’assister à un rendez-vous clé sur les JO, Hidalgo part deux semaines voir sa fille, affirmant payer son billet de sa poche – sans preuve.
- Manque de transparence : Refus de transmettre l’intégralité des frais ; adjoints à 400 000 € de voyages, et la justice muette face aux soupçons.
Les chiffres, dévoilés par Mediapart et l’association Transparence Citoyenne après une âpre lutte judiciaire, montrent comment Anne Hidalgo est dispendieuse avec l’argent des contribuables.
Les folies vestimentaires d’Anne Hidalgo
Anne Hidalgo a été réélue en 2020 sur des promesses d’écologie et de sobriété. Elle dispose d’une enveloppe annuelle de 20 000 € pour frais de représentation : voyages, repas, tenues, etc. le tout financée par les impôts locaux.
Mais entre 2020 et 2024, elle puise allègrement pour s’offrir du Dior sur l’avenue Montaigne ou du Burberry rue Saint-Honoré, tout en multipliant les périples dans des contrées lointaines. Son cabinet se défend : « Elle incarne la France à l’étranger, doit rayonner en haute couture, et réutilise ses tenues. »
Pourtant, ces dépenses, partielles seulement, coïncident avec une dette parisienne explosive et des hausses d’impôts de 60 %.
Robes Dior à 6 320 € l’unité, manteau Burberry à plus de 3 000 € : ces achats, facturés entre 2023 et 2024, sont donc la preuve de la vie luxueuse de la maire de Paris. L’enveloppe de 20 000 € par an n’est pas épuisée, Hidalgo a même laissé un reliquat de 714 € en 2024.
Mais le total grimpe à 84 200 € sur cinq ans, sans compter les 8 800 € de 2017 pour des Courrèges et von Furstenberg. « Extravagant », tonne l’opposition, qui y voit un détournement soft d’argent public. La maire rétorque que ces tenues servent la « diplomatie française ». Reste que les Parisiens, eux, paient la note.
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Tahiti : JO ou jet-set privée ?
Octobre 2023 : Anne Hidalgo atterrit en Polynésie avec cinq collaborateurs pour « visiter » le site de surf des JO 2024. Coût : 40 955 € d’avions, 18 545 € d’hôtels et repas, total 59 500 €. Problème : elle rate le rendez-vous principal, et reste deux semaines chez sa fille.
Son équipe assure la présence ; la présidente polynésienne dément toute visite officielle. Pire, 30 000 € de hors-forfait téléphone, un abonnement métropolitain incompatible, et 11 600 € supplémentaires pour roaming. Anne Hidalgo jure avoir payé son retour de sa poche. Sans justificatif.
Le Parquet national financier perquisitionne en mars 2024 pour « prise illégale d’intérêts ». L’enquête piétine.
Des adjoints tout aussi accro au luxe
Non content de ses propres frasques, le cabinet Hidalgo alourdit la facture : près de 400 000 € pour les voyages des adjoints de 2020 à 2024. Pierre Rabadan (JO) et Jacques Martial (Outre-mer) l’accompagnent à Tahiti, ce qui gonfle les coûts.
L’opposition, emmenée par Rachida Dati, dénonce un « système » opaque. « Vacances olympiques aux frais des Parisiens », raille-t-on sur X. La dette de Paris ? 10 milliards d’euros. Les impôts fonciers ? +60 %.
Ces dépenses entre luxe vestimentaire, séjours tahitiens, forfaits fous, etc. révèlent selon Mediapart un décalage criant entre les élus et la réalité budgétaire parisienne.
Foire aux questions
1. Ces dépenses sont-elles illégales ?
Pas nécessairement : les frais de représentation sont légaux, mais leur opacité et l’absence de preuves (comme pour le billet Tahiti) alimentent les soupçons de détournement. Une enquête du PNF est ouverte depuis 2024.
2. Hidalgo a-t-elle déjà été condamnée pour cela ?
Non, mais des associations comme Transparence Citoyenne ont gagné des batailles judiciaires pour obtenir ces documents. L’affaire suit son cours.
3. Pourquoi tant de voyages pour les JO ?
Officiellement, pour préparer les épreuves de surf à Teahupo’o. Critiques : le site avait déjà été visité par d’autres officiels, rendant le déplacement redondant.
4. Quel est le budget total des frais de la Mairie ?
L’enveloppe Hidalgo est de 20 000 €/an ; celle des adjoints explose à 400 000 € sur la période. La dette parisienne atteint 10 milliards €.
5. Que dit l’opposition ?
Rachida Dati et Changer Paris parlent de « TahitiGate » et exigent une commission d’enquête. Sur X, l’indignation fuse : « Vacances aux frais des contribuables ! »
6. Hidalgo répond-elle ?
Son cabinet invoque la « représentation de la France » et la réutilisation des tenues. Pour Tahiti, elle promettait des détails, mais sans suite sur le billet personnel.
7. Y aura-t-il des suites judiciaires ?
Possible : perquisitions en mars 2024 à l’Hôtel de Ville. Les associations poussent pour plus de transparence sur tous les frais.

Fabien, 34 ans, né en Lorraine. Diplômé d’un Master Politiques Publiques à Sciences-Po. Traite l’actualité sociale au sens large. Je ne rate aucun débat politique depuis 2002.
















